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Enfant, la poésie était ma manière de dire le monde, de m’adresser à lui, de le laisser me parler. C’est encore le cas aujourd’hui.

Tout part de l’écriture et y revient. Mais depuis quelques années, d’autres gestes se déploient et jouent avec elle.

Poèmes que je dis.
Textes que je dessine.
Écorces ramassées qui deviennent le début d’un voyage poétique.
Haïkus-cibles qui disparaissent et se transforment en éphéméride.

Cette polyphonie n’est pas calculée : elle naît du hasard, de l’élan, du surgissement.
Artisane de la langue, mes mains se mettent à parler… La valeur de ces œuvres réside pour moi dans l’expérience et l’émotion qu’elles portent, prolongeant la poésie dans la matière, comme un souffle devenu geste — geste de navigation entre visible et invisible et appel à habiter le monde avec présence.

Mon travail s’attache à la fragilité, à l’éphémère, et s’inscrit dans une poétique du fragment — éclats de temps, de mémoire ou de matière recueillis et assemblés. Qu’il s’agisse de mots, de bois ou de peinture, chaque matériau garde la trace d’une traversée.

La poésie surgit dans cet inachevé, dans l’éphémère et la résistance des formes, ouvrant des espaces de sens à la fois intimes et partagés.

On verra bien ce qui naîtra sur le chemin…