Ce qui pousse le long du chemin…

d’une île que la vacance a choisie écossaise
tandis qu’on la monte vers son point culminant
après des sentiers forestiers qui serpentent
des landes de bruyère qui jouent avec le ciel
après que sont passés
l’adolescent assoiffé de sommets
la femme de trente ans le joli couple anglais avec porte bébé
un homme en descente heureux de gravité
de belles quadrupèdes jouant en pente raide de bâtons télescopes
et l’homme régulier
ce qui pousse le long du chemin
après rivières et ruisseaux et filaments d’eau claire
sont des pierres et des pierres
des roches repoussant les sommets
des morceaux de granit qui chantent en gaélique
puis se taisent
à l’entrée des pierriers sommitaux
versants nappés d’éboulis
que l’on gravit
dans le souffle le silence et la mémoire
de l’impossible révolte du marcheur obligé.

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