Ce qui tremble le long du chemin

est le souvenir
comme l’avenir
de ce qui fut accordé
si merveilleusement

accordé

*

aucun des oiseaux
ne dira à voix haute
sa singulière note
à moins de l’épeler
et d’en faire tomber
une à une
la voyelle
sur la page
pélerine

*

ce qui tremble
le long du chemin que tu n’empruntes plus
dans la petite sente des lauriers coupés
tout près des romarins où ton ombre respire
est ce jour de septembre
si tremblant
enceint de ton expire

*


ce qui tremble le long du chemin
remue la nuit où des mains tombent

échues


des feuilles babillonnent
sans heurt

l’oiseau sombre
si loin si lent
silencieux

puis le matin et des mains qu’on espère

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