Je vous propose un réfectoire poétique, vivant, très vivant, où la poésie se partage comme un bon repas, dans la simplicité et la convivialité de ce qui nourrit, restaure, réconforte. Devenez compagnes et compagnons dans le partage de levains poétiques. Entrez dans l’atelier où vers…
…Installez-vous à la table d’un poète choisi.
Vous vous attablez avec des convives inconnus pour lire ensemble. Relire. A l’unisson.
Des mots de tous les jours qui ne sonnent pas comme tous les jours. Des mots qui respirent.
Des mots qui étonnent.
Des mots mangés, mâchés, manduqués.
Les mots sont des levains. Il leur faut du temps pour délivrer tous leurs ferments.
Tiens, un poète justement a écrit sur le pain. Il a presque le nom d’une éponge. Il s’appelle Francis Ponge. Je le convoque avec son dictionnaire et toute sa gnoque !
Voilà que quelque chose se passe dans le réfectoire poétique. On ouvre des huîtres, on glisse sur des savons, on hausse des sourcils en accent circonflexe et tandis que l’on s’amuse…on écrit peut-être quelques vers dans l’atelier du poète.
Des vers justement.
On peut écrire en vers et pour tous.
En prose et pour rien.
S’inventer une identité de Plume…
Hésiter entre un i et un y. C’est pas facile quand on s’appelle Henry.
Ce jour là, au réfectoire, avec Henry Michaux, on a partagé certaines chaplineries. Et on a ri. On a écrit aussi. Et forcément on a perdu quelques plumes après des batailles de polochons poétiques…
On peut écrire court aussi. Très court. Sur trois vers.
Saisir la grâce du haïku.
Cet autre jour, on aura été fragile. Ténu. C’est à peine si l’on aura pu dire
l’envol d’une grue…
Pour tout renseignement : sylvie.dalloz@gmail.com